The Wolfpack - Women's Pro Cycling Team
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Durant cette période de classiques, nous avons malheureusement dû faire face à diverses blessures et maladies. La bonne nouvelle, c’est que tout le monde va mieux. Notre doctoresse Sophie van Bakel fait le point.

Maaike Boogaard a loupé plusieurs courses pour cause de maladie. Elle a pu reprendre l’entraînement en Espagne et sera au départ de l’Amstel Gold Race. Lotta Henttala a également été souffrante mais s’était rétablie avant de développer de la fièvre la semaine avant Paris-Roubaix. Nous n’avons pris aucun risque pour son état de santé à long terme. Elle s’entraîne actuellement avec prudence. Aucune date de reprise n’est actuellement confirmée.

Nous avons connu des chutes également, avec Maud Rijnbeek à Bruges-La Panne, Ilse Pluimers au Ronde van Drenthe et Nicole Steigenga au Samyn.

Ilse Pluimers est tombée au Ronde van Drenthe”, poursuit Sophie. “Elle s’est fracturé la main. Elle avait besoin d’un plâtre, mais pas d’une opération. L’os devait se resouder et cela a pris du temps mais maintenant le plâtre a été enlevé et elle a repris l’entraînement. Maud souffrait de contusions aux côtes et a eu besoin de temps pour se remettre. Elle est également de retour à l’entraînement.

Nicole Steigenga a chuté début mars dans le dernier kilomètre du Samyn et sa tête a cogné la bordure. Elle a subi une commotion cérébrale, ce qui signifie que le protocole de l’équipe en la matière a été activé.

Chaque semaine apporte son lot d’améliorations mais il faut encore du temps. Nous sommes extrêmement prudents avec les commotions cérébrales. Il y a vraiment des lésions au cerveau lorsque la tête est secouée”, explique Sophie.

Le cerveau a besoin de récupérer car on l’utilise pour tout : cela va des tâches quotidiennes au sport de haut niveau. Au début, il est important de réduire au maximum les stimuli. Après cette première phase, il faut redémarrer très lentement et cela diffère d’une personne à l’autre. Si on active trop le système de régulation des stimuli, la revalidation prend plus de temps. Si on n’est pas très prudent, le cerveau peut même subir des dommages irréversibles. La prudence est la clé car nous ne voulons pas qu’une commotion cérébrale engendre des conséquences à vie. La santé de nos coureuses est toujours une priorité absolue.

Nicole reprend maintenant lentement l’entraînement. Cela correspond pour l’instant à seulement 20 à 30 minutes par jour sur rouleaux.

Nous continuons à évaluer comment réagit son corps, mais aussi et surtout sa tête”, poursuit Sophie. “Si l’on recommence trop tôt, le cerveau n’est pas entièrement capable de traiter les stimuli. Il faut que le cerveau soit complètement guéri pour la vie de tous les jours : cela s’applique à la participation à la circulation routière, et a fortiori à un environnement qui évolué rapidement, comme un peloton. Nous continuons à suivre Nicole, à augmenter le temps qu’elle passe sur le vélo et nous espérons que les progrès vont se poursuivre.